1. Etre français

    Rassurez-vous, loin de moi l’idée de relancer un débat identitaire. Il s’agit plutôt de considérations “légères” sur le pays dont je suis citoyen et dans lequel je vis jusqu’à présent. Je ne sais pas vous, mais moi j’ai régulièrement envie de partir vivre ailleurs. Ailleurs qu’en France. J’ai souvent l’occasion de voyager en Europe et quand je suis en Norvège, j’aimerais bien vivre à Oslo car la qualité de vie est excellente. Il y a la nature, l’eau et les gens sont cools. Quand je suis en Suède, j’aimerais bien vivre à Stockholm car les gens sont accueillants et leur modèle social est attractif. Quand je suis à Copenhague, j’apprécie le design, la ville sans embouteillage, la possibilité de faire du vélo partout, les transports urbains. Quand je suis à Zurich, j’apprécie la nature, le réseau ferré, le lac et les montagnes. Quand je suis à Londres, j’adore les pubs et le côté déjanté des anglais. Dans tous ces pays, les gens ne font pas la tronche dans la rue. Même si tout n’est pas rose, ils s’en accommodent et donnent l’impression d’une Europe qui va de l’avant. 
Alors oui c’est vrai, il faut aussi dire qu’en Norvège, le niveau de vie est très élevé avec un économie essentiellement tournée vers le pétrole. En Suède, le taux de chômage remonte malgré de profondes réformes sociales réalisées fin des années 90. A Copenhague, la délinquance est l’une des plus élevées d’Europe. A Londres, on peut perdre son job du jour au lendemain. 
    Alors c’est vrai, en France nous cumulons certains problèmes. Nous vivons au dessus de nos moyens, c’est évident, calés sur un systèmes d’aides sociales datant d’une époque où la démographie et la conjoncture étaient nettement plus favorables. Surtout nous sommes arc-boutés sur des avantages acquis soit disant immuables. Ce qui est acquis à un moment donné ne peut être retiré demain, même si la conjoncture le nécessite. Nous sommes devenus des assistés. Nous attendons tout de l’Etat, ce dernier focalisé sur une gestion ayant pour terme les prochaines élections. L’entrepreneur français est forcément louche, gagnant à priori fort bien sa vie et de façon malhonnête, sur le dos de ses pauvres salariés.
    Et pourtant ? Pourtant nous disposons de nombreux atouts. Nous avons le meilleur des 2 cultures, au nord anglo-saxonne et latine au sud. Nous sommes réputés créatifs. Notre tissu économique est varié, à la fois composée  d’industries de pointe et de services. Jérémy Rifkins a même souligné la qualité de ce tissu d’entreprises, l’un des meilleurs en Europe pour affronter la 3me révolution industrielle. Et oui, l’Allemagne dont on prend souvent exemple sur son économie ne serait pas la mieux placée avec un tissu trop industriel, sans parler d’absence de salaire minimal, pour affronter le futur économique. Je passe sur la gastronomie, le luxe, la façade littorale unique au monde qui donnent à la France des atouts enviés dans le monde entier.
    Mais je vais vous avouer ce qui m’émeut encore plus quand je suis à l’étranger et que je discute avec d’autres personnes. Quand ils me demandent d’où je viens et que je leur dis que je suis français, leurs yeux pétillent et s’illuminent. Faisons en sorte de ne pas perdre cela.
     
  2. CDG airport #airport #Paris (à Aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle - Terminal 1)

     
  3. Le dernier numéro de 100 photos pour la liberté de la presse, édité par Peter Lindbergh est sorti. Un très beau recueil de ses portraits. En le feuilletant, je me suis rendu compte de la qualité de ses portraits et également de la difficulté d’obtenir de tels portraits. Cela suppose non seulement un œil, mais aussi une extrême concentration de la part du photographe pour saisir le bon instant. C’est aussi ce qui fait du portrait l’un des genres photographiques les plus intéressants à mon avis.
    Laurent Mayeux.

     

  4. "

    "When you put the frame up to your eye, the world continues outside the frame. So what you put in and what you leave out are what determines the meaning or potential of your photograph. But you must continue to keep in mind that there’s plenty of stuff going on off-stage and [think about] what bearing the rest of the stuff off-stage have…"

    "My interest is not in the singular thing but photographing the relationship between things."

    "
    — Joël Meyerowitz
     

  5.  

  6. Regards croisés de 2 grands photojournalistes traitant d’un sujet majeur d’actu. Intéressant.

     

  7. Dommage de devoir en arriver là pour portraitiser quelqu’un ! N’y a-t-il pas d’autres moyens ?

     

  8. "On nous a fait croire que le négatif équivaut au réalisme et le positif à l’irréaliste"
    — Susan Jeffers
     

  9. "I think a photographer sees sooner and faster than another person, beyond the fact of a camera and the technique he puts into use. I’d say that his vision has to be more attentive and more concentrated. The problem, though, comes in selecting from among all the possibilities that this vision offers, and in deciding, finally, what counts. Obviously, to be able to do this, you have to have concentration and discipline. If you use a 10 by 12 cm format camera, you can’t afford to waste, and you have to make use of a free view as much as possible, independent of technique, and without the constraint of the frame, almost as though the view were mental."
    — Gabriele Basilico - Silicon Valley 07
     

  10. Mythes et légendes de la retouche photographique

    "Un petit coup de photoshop et ça ira !" Combien de fois ai-je entendu cette phrase…“Maintenant avec le numérique, on fait ce qu’on veut.” “Photoshoper” est même devenu un verbe passé dans le langage courant. Il faut cependant distinguer ce que l’on entend par retouche. Travailler les contrastes, les densités de l’image, la recadrer ne sont pas des retouches, mais simplement des ajustements que l’on fait sur sa photographie. La retouche concerne le fait de transformer le fond même de son image. Enlever un poteau dans un cliché urbain, affiner un menton, étirer le coup d’un mannequin sont des véritables retouches car on change la réalité photographiée. Est-ce condamnable ou pas, c’est un autre débat. Partant de ce constat, la retouche n’est pas si courante que cela et contrairement à certains à priori toutes les images des magasines ne sont pas retouchées, fort heureusement. Pour ma part, je n’y ai recours que très rarement et seulement à la demande du client car en plus la retouche nécessite beaucoup de temps et de compétences. En revanche, améliorer son cliché d’origine est une pratique photographique qui existe depuis les débuts de la photographie et que tous les photographes font naturellement. Ça n’est pas survenu avec l’arrivée de Photoshop ou du numérique. Il n’y a qu’à voir toutes les instructions de tirage argentique données ci-dessous par Dennis Stock à son tireur…

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